Hein ?!

Ben c’est quoi le rapport ?!

Les musiques trads, ce sont toutes sortes de musiques, qui sont jouées aujourd’hui et qui sont en lien avec ce qui est parvenu jusqu’à nous des cultures populaires paysannes d’avant la société de consommation. Pas de nostalgie là-dedans, mais de l’intérêt pour des valeurs : convivialité, partage, mémoire, humanité,…

Les musiques trads, c’est pour certain-nes d’entre nous un antidote parmi d’autres au développement grignotant de l’insignifiance, effet secondaire de la marchandisation généralisée. Un antidote parmi d’autres à la destruction programmée de l’étincelle  qui continue malgré tout à nous animer. Un poison violent et bienvenu contre les ravageurs d’humanité que sont le  Nulle-part et le Hors-temps. Jouer de la musique qui vient de quelque part, pour moins flotter dans le cyberspace. Jouer de la musique qui nous relie à un passé, qui porte en elle les traces de multiples époques et générations, pour moins flotter dans le présent absolu des « flux ».

Un aéroport fabrique du flux, nie avec panache et nihilisme les lieux. Musique d’ascenseur, musique d’aéroport, d’autres musiques plus malléables se feront un plaisir de servir la soupe à ceux qui croient pouvoir « aménager » nos vies, loin des débats publics.

Les chansons et les paroles des anciens, conservées dans les archives sonores, nous disent l’étendue du désastre, du saccage presque silencieux qui a été mené, fleur à la pelleteuse, en à peine plus d’une génération. Bocages, vergers, faune, flore, eau, air, silences,… de tout cela il ne nous reste que bien peu. Nous y tenons. Le projet plus vaste dans lequel s’inscrit celui d’un deuxième aéroport supplémentaire à Notre Dame des Landes est celui de favoriser l’avènement d’une mégapole unique en lieu et place des (encore petites) métropoles rennaises et nantaises. Transformation de lieux soumis à des temps naturels ou tout au moins humains en des espaces déshumanisés, sans autre temporalité que celui des flux de marchandise. Des centre-villes fonctionnels et clinquants, et partout ailleurs, là où se trouvent aujourd’hui des bourgs, des lieux-dits, des terres agricoles, plus que des zones d’activité ou de « dortoirs ». Quelles musiques pourraient bien alors y sonner ? Plus les nôtres, en tous cas.

Les arguments des autorités en faveur de l’aéroport supplémentaire (économiques, écologiques, aéronautiques) sont invalides, presque insultants par leur faiblesse. Le projet de société qui sous-tend le projet, soigneusement consigné dans la sphère de l’expertise, à l’écart de tout débat citoyen, est lui d’une autre consistance. De notre point de vue, favoriser et accélérer la mégapolisation est mortifère. Stoppons ce chantier emblématique d’un futur qui n’est pas encore certain. Nous pouvons l’empêcher d’advenir.

Les arguments favorables à la destruction de 1.600 hectares de terre agricole, examinés en détail : dossier acipa

Une réflexion sur “Hein ?!

  1. Sur l’air de « La jument de Michao »

    C’est dans dix ans, j’ m’en irai pas, j’entends Ayrault, et ses hussards chanter.
    C’est dans dix ans, j’ m’en irai pas, j’entends Ayrault, et ses hussards chanter.
    J’entends Ayrault, ses hussards et CRS,
    j’entends Ayrault, et ses hussards chanter.
    J’entends Ayrault, ses hussards et CRS,
    j’entends Ayrault, et ses hussards chanter.

    C’est dans neuf ans, j’ m’en irai pas.
    L’adjudant de Ayrault a passé dans le pré.
    L’adjudant de Ayrault et ses petits poussins
    Ont saccagé le bois, ont détruit le jardin.
    L’adjudant de Ayrault et ses petits poussins
    Ont saccagé le bois, ont détruit le jardin.
    La crise est là, les gars, la crise est là.
    L’aéroport d’Ayrault, il ne se fera pas.
    La crise est là, les gars, la crise est là.
    L’aéroport d’Ayrault, il ne se fera pas.

    C’est dans quatre ans, j’ m’en irai pas, j’entends Ayrault, et ses hussards chanter.
    C’est dans quare ans, j’ m’en irai pas, j’entends Ayrault, et ses hussards chanter.
    J’entends Ayrault, ses hussards et CRS,
    j’entends Ayrault, et ses hussards chanter.
    J’entends Ayrault, ses hussards et CRS,
    j’entends Ayrault, et ses hussards chanter.

    C’est dans trois ans, j’ m’en irai pas.
    L’adjudant de Ayrault a passé dans le pré.
    L’adjudant de Ayrault et ses petits poussins
    Ont saccagé le bois et détruit le jardin.
    L’adjudant de Ayrault et ses petits poussins
    Ont saccagé le bois, ont détruit le jardin.
    Ont saccagé le bois, ont détruit le jardin.
    La crise est là, les gars, la crise est là.
    L’aéroport d’Ayrault, il ne se fera pas.
    La crise est là, les gars, la crise est là.
    L’aéroport d’Ayrault, il ne se fera pas.

    C’est dans deux ans, j’ m’en irai pas, j’entends Ayrault, et ses hussards chanter.
    C’est dans deux ans, j’ m’en irai pas, j’entends Ayrault, et ses hussards chanter.
    J’entends Ayrault, ses hussards et CRS,
    j’entends Ayrault, et ses hussards chanter.
    J’entends Ayrault, ses hussards et CRS,
    j’entends Ayrault, et ses hussards chanter.

    C’est dans un an, j’ m’en irai pas…

    Salut,

    Patrick

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